Cancale

Cancale
Petit port de pêche situé entre le Mont-Saint-Michel et Saint-Malo, Cancale est la ville située la plus au nord du département de l’Ille-et-Vilaine. Elle est aussi le point d’entrée de la côte d’Emeraude pour les touristes venant de l’Est. Cette ville de caractère bénéficie d’un micro-climat ; il n’est donc pas rare au détour d’un chemin de pouvoir observer certaines plantes d’origine méditerranéenne. En suivant le fameux sentier des douaniers, vous pourrez découvrir les panoramas grandioses de la Pointe du Grouin et les plages animées de Port-Mer et du Verger. Vous pourrez également profiter de votre séjour pour découvrir le patrimoine exceptionnel de la région de Cancale : Saint-Malo, la cité corsaire, à 15 minutes ; le Mont-Saint-Michel, merveille d’architecture, à 45 minutes ; Dinan, ville médiévale, à 25 minutes…etc. Depuis Saint-Malo, vous pourrez prendre le large en direction de l’archipel de Chausey et de l’île anglo-normande de Jersey.

Un peu d’histoire
Cancale, en des temps reculés, était déjà réputée pour ses huîtres, dont les romains, durant leur période colonialiste dans la région, étaient déjà friands. Ce petit village, sans doute fondé par Saint Méen vers 545, et nommé alors Cancaven, obtint le statut de ville à part entière en 1545. Cancale et ses alentours subirent, comme de nombreuses communes de la côte, une invasion espagnole et portuguaise, des attaques anglaises, corsaires, et les batailles contre les chouans… Quelques forts datant de ces conflits seront bâtis afin de défendre cette partie de la côte, dont un sur la petite presqu’île de l’anse Duguesclin dès le XIIe siècle. Il sera remplacé par une forteresse carrée au XIIIe siècle par les ancêtres du chevalier lui-même.

Cancalaises et Terre-Neuvas
Ville de pêcheurs confrontée depuis toujours à une rude réalité économique, on peut affirmer que Cancale doit beaucoup à la ténacité des « Cancalaises » si souvent citées pour leur courage. Dès le XIe siècle, les terre-neuvas partaient en effet pour la moitié de l’année au moins, et leur laissaient la gestion des ventes de leur pêche, quand ils revenaient, car des naufrages étaient malheureusement souvent à déplorer. L’autre moitié de l’année (octobre à mars), les terres-neuvas la consacraient à la pêche côtière, au ramassage des huîtres dans la baie ou bien aux travaux de maraîchage dans les champs. Le bourg était alors composé de deux secteurs : la haute ville et la basse ville. Dans la haute ville, où est située l’église, vécurent les armateurs et les commerçants. La basse ville (Port de la Houle) était occupée par les pêcheurs travaillant dans les parcs à huîtres et ceux employés par les armateurs.

Gastronomie : les huîtres de Cancale
En 1994, le Conseil National des Arts Culinaires a reconnu Cancale « Site Remarquable du Goût » pour la renommée de ses huîtres creuses et plates et pour la qualité de son environnement. L’huître de Cancale se caractérise par une saveur prononcée d’iode et de sel avec un arrière-goût de noisette. Elle est à l’origine de la réputation gastronomique de la cité où une cinquantaine de restaurants vous proposent leurs spécialités de coquillages et de poissons. Certains d’entre eux sont classés dans les guides gastronomiques nationaux. Née en 1858 à la suite de l’appauvrissement des gisements naturels, l’ostréiculture a évolué au rythme des épidémies et des évolutions techniques. Aujourd’hui, l’huître plate est cultivée dans des concessions en eau profonde. L’huître creuse est cultivée sur les 400 hectares de parcs en baie de Cancale, en poches sur des tables surélevées de 50 cm que l’on peut voir à marée basse.

Pour plus d’informations, sur les activités culturelles et sportives, vous pouvez consulter le site internet de la ville de Cancale : www.ville-cancale.fr